💌 Envie d’aller plus loin ?
Je partage chaque semaine dans ma newsletter Le Fil de l’Aiguille des astuces zéro déchet simples, des bons plans écolos, des inspirations pour un quotidien plus doux (et un peu moins chaotique 😉).
👉 Et en bonus, vous recevrez mon cadeau de bienvenue : un code de réduction de 10 % valable sur toute la boutique en ligne 🎁
📬 Cliquez ici pour vous abonner et rejoindre la communauté des motivés !
Notre échange retranscrit ici pour celles et ceux qui préfèrent nous lire :
Laure
Bonjour, bonjour, bienvenue dans le sévère. Aujourd'hui, on est de nouveau sur un épisode invité. J'ai le plaisir de recevoir Anne-Catherine.
Anne-Catherine
Et salut !
Laure
Coucou tout le monde ! Donc voilà, un épisode où on va papoter. Encore une fois, comme tous les épisodes invités, j'espère que vous avez un petit peu de temps devant vous parce qu'Anne-Catherine et moi, on va aussi être des pipettes. Donc voilà, si vous êtes en trajet en voiture pour partir en vacances, vous en revenez, peu importe, c'est parfait. On va vous accompagner dans les bouchons. Avec grand plaisir. Anne-Catherine, ravie de te recevoir ici. Comment tu vas aujourd'hui ?
Anne-Catherine
Écoute, je suis déjà ravie d'être là aussi, de papoter avec toi. Et comment je vais aujourd'hui ? Ça va. J'aime bien le fait de me dire qu'on peut vraiment discuter avec des personnes alignées d'un point de vue écolo. Donc, je suis très contente d'être là.
Laure
Ravie de te recevoir. Anne-Catherine, si vous ne la connaissez pas, elle est la... La propriétaire, l'autrice de deux comptes Instagram. Le premier, c'est Mrs Green. Tu l'as depuis combien de temps, d'ailleurs ?
Anne-Catherine
Depuis
Laure
2017. Ah ouais, t'es une vieille d'Instagram, déjà. Oui, je suis une vieille.
Anne-Catherine
Je fais parmi les premiers, je pense. Après, il y en avait des gens quand même qui étaient avant moi, mais ça commence à dater un petit peu.
Laure
Ah ouais, je vois ça. Donc ça, voilà, Mrs Green depuis plusieurs années, bientôt une dizaine d'années, d'ailleurs. Et le deuxième compte qui est un petit peu plus récent, Graines de vie durable, dont on parlera aussi tout à l'heure. Du coup Anne-Catherine, je suis ravie de t'avoir sur ce podcast. Le sujet qu'on a choisi toutes les deux d'aborder ensemble un peu le fil conducteur, ça va être comment on fait quand on veut changer ses habitudes, mais que notre entourage, nos proches, notre famille, nos partenaires ne suivent pas, voire freinent des cas de fer, des cas de pied. Ils ne sont pas trop d'accord. Ça arrive, c'est vrai.
Anne-Catherine
Oui, ça arrive. Oui, c'est vrai que... Surtout quand... J'ai envie de dire, surtout quand on commence à des moments où peut-être que la société ne suit pas forcément le discours qu'on a. Mais oui, c'est vrai qu'on a ce côté un peu où on se sent parfois seule ou parfois impuissant parce qu'on se sent seule, justement. Et ça a double tranchant.
Laure
Oui, moi, je me souviens qu'à l'époque aussi, je n'osais pas forcément... Le dire que j'étais écolo, parfois c'est un peu l'étiquette qui est un peu mal vue. Et c'est vrai que du coup, ça ne veut pas dire que ma famille n'était pas forcément... En fait, je me dis que si on est tous dans le silence à ne pas oser, au final, ça se trouve, on est plusieurs à avoir les mêmes ressentis. Sauf qu'on ne se les dit pas, en fait. Donc c'est trop bête. Enfin bref, du coup, on ne va pas... On va essayer de structurer un petit peu cet épisode de podcast. Spoiler, on ne va pas tout plaquer pour aller vivre en forêt. toute seule avec votre Bokashi. Ouais, j'ai trouvé ce mot, je l'ai découvert ce matin. Alors, je vais pas laisser nos auditeurs avec ce mot, je ne savais pas ce que c'était, donc j'ai été le Google idée aussi, j'avoue. Parce que Ecosian, tu le connais ? Ah, ben c'est quoi la def ? Alors vas-y. En fait,
Anne-Catherine
le Bokashi, c'est une manière de composter les biodéchets. En fait, je le connais parce que du coup, j'ai fait une formation pour être guide compostrice et maître compostrice. Et du coup, effectivement, c'est un peu un jargon de plusieurs... C'est une méthode. Il y a plein de solutions qui existent pour le compostage. Le Bocachif est un exemple, mais c'est comme on pourrait parler des lombricomposteurs. Si tu connais, parce que tu l'as déjà vu, si tu ne connais pas, c'est normal. Je l'ai appris ce matin. C'est pour mieux gérer les biodéchets et c'est une des solutions qui existent.
Laure
Rassurez-vous, on ne va pas vous dire dans cet épisode d'aller vivre avec votre composteur à l'autre bout du monde, tout seul dans une forêt. Ce n'est pas du tout ce dont on va parler. C'est plutôt de vous donner des conseils pratico-pratiques. On va partager un peu nos parcours, etc. avec vous. Et voilà, voilà. On va essayer de structurer ça. T'es prête ? C'est parti, on y va ?
Anne-Catherine
Ready.
Laure
Let's go. Alors déjà, est-ce que tu peux quand même te présenter en quelques mots, nous parler un petit peu de ton parcours, de ta transition ? Dis-nous tout, mais pas trop non plus.
Anne-Catherine
Alors en quelques mots, je ne sais pas trop, mais je vais essayer d'être synthétique. En quelques mots, du coup, en fait, je crois que c'était en 2015, j'ai vu le film Cyril Lyon. Je le dis pas mal quand je présente un peu ma transition écologique, c'est qu'en gros, c'est le film Demain qui m'a beaucoup... J'ai eu des questionnements et un peu de peur, mais en même temps, de la peur qui m'a menée à de l'espoir, parce que ce film est riche en espoir, contrairement à son autre successeur qui est Abris Demain, que j'ai vu aussi, mais qui est beaucoup moins positif. Et en fait, à l'époque, je me disais, « Waouh, OK, il y a plein de choses à faire, mais par où commencer ? »
Laure
Je te coupe, mais tu m'as dit quel âge à l'époque, parce que c'est vrai qu'on n'a pas dit, mais tu es assez jeune, tu es toute jeune, tu es un peu plus jeune que moi.
Anne-Catherine
C'est un bébé, quoi. Non, je ne suis pas un bébé. Non, je dis ça, mais parce que je pense que c'est bien d'avoir une âme d'enfant. Mais non, j'ai 26 ans. Et à l'époque, quel âge j'avais en 2015 ? Je devais avoir... J'avais 17 ans. J'avais 17 ans. Et je vois ce film-là. Alors, je suis allée voir au cinéma avec ma mère. C'est vrai que quand on est rentrées, on était toutes les deux un peu envahies. Mais en même temps, on s'est dit, waouh, il y a des trucs à faire. Et si tu veux, moi, j'ai commencé ma transition, j'en parle souvent, je dis que j'ai commencé en 2017 en créant ma propre crème maison, mais en fait, j'ai commencé bien en avant, sans le savoir. C'est-à-dire qu'à partir de 2015, moi, j'ai commencé aussi à avoir des... Je vais y arriver, un, deux, trois. Les films, du coup, en fait, c'est pas des films, c'est des documentaires, on ne te montre en fait justement que les conditions des animaux, etc. Et j'ai commencé en fait, sans le vouloir, à quasiment être végane. Mais c'est-à-dire que je l'ai fait de fil en aiguille et je ne me suis pas posée... Oui,
Laure
par conviction. Ce n'était pas pour être dégain, c'était pour protéger les animaux.
Anne-Catherine
Vraiment, c'est parce que de base, je ne suis pas une grande fan des viandes. Depuis que je suis petite, je me rends compte qu'il y a plein de trucs que je n'aime pas. Mais c'est juste parce que j'avais vu des trucs, ça me dégoûtait et tout. Et en fait, j'ai quand même repris... Aujourd'hui, je n'ai pas du tout ce même régime alimentaire. Aujourd'hui, je mange de la viande par rapport à il y a quelques années où je n'en mangeais pas. mais seulement c'est ce qui m'a amenée à me dire qu'il y a des choses à faire. Et j'ai entamé en 2017 officiellement, publiquement même, ma transition écologique où on a eu une big réunion de famille où on a posé un mot dessus. Et pour moi ça a été hyper... Je ne sais pas toi comment tu l'as vécu, mais moi quand je voyais le fait que le mot « zéro déchet » c'était un mot qui nous permettait, même si ça reste une petite case, Ça nous permet de se dire, c'est un objectif.
Anne-Catherine
On pose un mot sur un espoir. Et du coup, c'est vraiment comment je l'ai perçu. Et en fait, on s'est dit, quelle première action on pourrait faire ? Tout autour d'une table, on était sept. On s'est dit, allez, qu'est-ce qu'on peut faire ? Et du coup, on s'est lancé. Moi, j'ai lancé un compte Instagram. Mais alors vraiment, par pure innocence, je ne voulais pas me retrouver toute seule parce que je n'aime pas être toute seule dans mes trucs. Voilà. L'humain est un être social et du coup en fait ce qui s'est passé c'est que de fil en aiguille j'ai eu beaucoup de gens qui m'ont suivi et puis je suis devenue créatrice de contenu, j'ai commencé à faire des collaborations ça allait très vite pour moi, j'ai créé une chaîne Youtube et puis j'ai continué, je suis allée à plein d'événements dans l'écologie j'ai participé aussi à la co-création d'une association l'association Montpellier Zéro Déchet Merci.
Anne-Catherine
parce qu'avant j'habitais à Montpellier. Et voilà, donc de fil en aiguille, tout ça est arrivé. Et aujourd'hui, je me rends bien compte que je suis passionnée par tout ça, à tel point que du coup, je me suis réorientée. J'ai fait une licence sciences d'éducation et après, je me suis dit, Anne-Catherine, c'est bien beau, les enfants, j'adore les enfants. Vraiment, je n'abandonne pas l'idée que je n'aime pas les enfants. Maintenant, c'est juste que je m'étais dit, j'ai besoin d'un impact beaucoup plus fort, beaucoup plus large. et donc c'est pour ça que je me suis orientée J'ai fait un master qui touche à toutes les problématiques environnementales. Et là, ça m'a encore plus mis une petite claque dans ma petite tronche. Parce que je me suis dit, waouh, il y a quand même énormément de choses que plein de gens n'ont pas conscience. Et pourtant, pour moi, c'est une urgence.
Anne-Catherine
On dit bien que c'est une urgence climatique, même si c'est à prendre avec des pincettes et il y a les pas à pas. Et du coup, face à ça, je me suis dit, waouh, je suis passionnée à la fois des déchets et à la fois, je n'aime pas les déchets. Et du coup, j'en ai fait mon cœur de métier, mais purement, je ne dirais pas par hasard, mais presque, parce que j'avais prévu de faire ça petite. Enfin, je n'avais pas écrit « je veux absolument être coach » et faire la création de contenu. Par contre, j'ai retrouvé mon journal intime et petite confession, j'avais mis comme quoi je voulais vraiment, mon rêve c'était de protéger la planète.
Laure
C'est trop chaud !
Anne-Catherine
Peut-être que je suis en train de réaliser, parce que je n'ai pas fini de réaliser, peut-être que je suis en train de réaliser un rêve d'enfant. En tout cas, je suis là aujourd'hui. Et pourquoi je suis coach, et on en parlera plus tard, c'est parce que pour moi, c'est hyper important d'être soudé et de s'entraider. Et vraiment d'y aller ensemble. Et vraiment de déplacer des montagnes ensemble, clairement.
Laure
Je suis d'accord. En même temps, on est plus fort tous ensemble aussi. Les gestes individuels sont importants, mais c'est aussi le fait de Lefebvre ensemble qui nous aide, qui nous motive, qui nous inspire. Enfin voilà, ça n'a aussi que des avantages. Je rebondis sur ce que tu disais du coup, quand tu nous as... Tu parlais de ta transition tout à l'heure, tu disais que vous avez fait une réunion de famille, c'est quelque chose que vous avez fait de façon extraordinaire parce que les autres te trouvaient bizarre, ou c'est quelque chose que vous faisiez tout le temps, régulièrement déjà dans votre quotidien ?
Anne-Catherine
Alors non, c'est pas un truc qu'on faisait comme ça régulièrement. En fait, il faut savoir que moi, quand même pour le contexte, j'habitais chez ma mère, et là, cette réunion, je l'ai eue avec mon père et ma belle-mère. et en fait ma belle-mère ensemble on s'est un peu lancé au même moment pour juste se booster se motiver et donc c'est pour ça qu'on a impulsé cette réunion, enfin famille entre guillemets autour de la table mais par exemple tu vois par exemple ma mère pour le coup j'ai pas fait de réunion mais ma mère pour plein d'autres points ça faisait des années qu'elle était en avance sur des choses notamment sur les produits locaux, les produits de saison, ma mère m'a toujours sensibilisé par rapport à ça Du coup, j'ai pas eu l'habitude de faire une réunion comme ça avec ma mère. Non, c'était pas dans nos habitudes. C'est plus qu'on s'est dit, avec ma belle-mère, si on veut vraiment inclure des gens autour de nous, dans la famille, si on les prend pas entre quatre yeux, peut-être qu'ils vont nous prendre pour... Après, c'était un pari. On s'est dit, je sais pas si ça casse. Parce que ça pourrait être perçu comme très bizarre, je peux comprendre. Et en même temps, c'est... C'est une manière aussi d'inclure la famille. Alors, je ne dis pas que ça a marché dès le début, mais en tout cas, ça a amené en douceur la chose.
Laure
Oui, mais après, c'est vrai que c'est le côté, ça formalise un peu les choses. Ce n'est pas entre deux portes. Tu dis, ah, au fait, je suis écolo, je voudrais qu'on change tout à la maison. Non, au moins, on s'est posé, on a dit, OK. J'imagine que c'était un peu le truc, qu'est-ce qui est OK pour toi, qu'est-ce qui n'est pas OK pour toi, faire des compromis et échanger, en fait.
Anne-Catherine
c'était un peu ça l'idée j'imagine oui c'est clairement l'idée en fait c'est de savoir vraiment Le truc, ça a été déjà d'introduire en disant que nous, on a envie de réduire nos déchets, etc. Et la question qui a été posée, c'est quel est le premier geste que vous êtes prêts à faire ?
Laure
Donc, c'est toi et ta belle-mère qui avez posé cette question-là aux autres membres de la famille ?
Anne-Catherine
L'idée de qu'est-ce qu'on veut faire, je crois que c'est ma belle-mère qui l'avait posée. Après,
Laure
je ne sais plus comment ça s'est passé.
Anne-Catherine
Mais oui, en fait, on s'est posé la question. Et puis chacun, en fait, on avait une petite feuille avec tous nos petits prénoms. Et chacun avait noté ce qu'il voulait faire et tout. Et moi, j'avais mis ma crème hydratante, je vais y arriver, et mon déodorant. Enfin, un truc du genre, quoi.
Laure
Ouais, mais des basiques, des essentiels, pour commencer quelque part, quoi. Ok, donc du coup, c'est avec ça que t'as, toi, vraiment commencé, on va dire, la mise en pratique de ton engagement et de ta transition écolo, quoi, du coup.
Anne-Catherine
Je dirais que c'est mon début officiel. parce que je pense que j'ai eu des débuts officieux parce qu'en gros si tu veux la phase de maturation dans la tête aussi peut-être déjà 2015 je veux dire ça va peut-être en faire rire certaines personnes mais au lycée je me mettais de la carotte râpée et de la tomate sur la gueule je me mettais du miel sur les cheveux j'étais déjà dans les soins naturels pour moi j'y étais depuis des années Donc après, c'est pour ça que je pense qu'il y a des choses qui ont percuté, peut-être au-delà de la cosmétique, au-delà de la consommation de viande et de l'impact de toute la pollution, de tout ce qui est lié, etc. Mais officiellement, publiquement, c'est en mars 2017 où j'ai posté ma première photo de crème et déodorant. Et c'est là où tout est parti, publiquement, on va dire.
Laure
Ok. Et du coup, est-ce que tu t'es... lors de cette réunion et par rapport à ton entourage, tu t'es sentie du coup comprise, soutenue ou au contraire plutôt incomprise, prise pour une extraterrestre ou des choses comme ça ? Selon le degré de proximité dans ta famille, est-ce que tu as eu des réactions différentes aussi ?
Anne-Catherine
Alors déjà, avec ma belle-mère, c'est sûr que vu qu'on était dans la même dynamique, c'est sûr qu'on était, on se rejoignait sur... sur ce point-là. J'ai quand même, malheureusement, c'est une réalité, même si à l'heure actuelle, j'en connais maintenant autour de moi qui sont aussi engagés que moi. Mais c'est vrai que c'était plus facile de l'inclure pour les femmes que pour les hommes. Notamment, il y a un grand sujet qui tourne beaucoup, c'est la question de la viande et de tout ça. Et c'est vrai que c'est très compliqué de faire déconsommer certaines choses. Et en même temps, bon En fait, j'ai déjà eu des discussions avec mon père sur ça. Et en fait, il se rend compte à post... Attends. Ce mot-là, j'arrive pas à le dire.
Laure
A posteriori.
Anne-Catherine
C'est ça, à posteriori. Ah là là, il y a des mots comme ça, je ne sais pas, ça sort bizarre. Mais bon, bref, passons. Et en fait, il se rend compte maintenant qu'il remercie le fait qu'on lui ait ouvert les yeux. Tu vois. Ma mère, alors c'est différent parce que ma mère, il y a des trucs en fait où elle, maintenant, si tu l'écoutes, elle ne peut plus voir le plastique. C'est-à-dire que vraiment, le plastique...
Laure
C'est une bonne allergie ça, ça.
Anne-Catherine
De quoi ?
Laure
C'est une bonne allergie ça, c'est clair.
Anne-Catherine
Et en fait, si tu veux, ma mère, elle n'a pas été contre parce qu'en soi, elle m'a vue d'un coup. Moi, j'y suis allée très vite, c'est vrai que du coup, ça a un peu mis la tornade dans la maison, dans l'appartement. Mais elle n'était pas contre. C'est juste qu'il y a certains trucs où elle avait du mal, par exemple le compost, parce qu'elle avait juste peur que ça sente mauvais, qu'il y ait des problèmes dans l'appartement, au niveau des bêtes et tout ça. C'était plus des trucs un peu comme ça. Mais sinon, tu vois, je trouve que globalement, autour de moi, je dis vraiment, globalement, ça s'est bien pris. Après, ça, c'est le cercle familial. Parce qu'après, il y a le cercle amical, où j'ai vu des personnes qui n'étaient pas du tout. comme moi, et par contre qui me voyaient heureuse et du coup ils étaient contents pour moi c'est clairement ça c'est déjà ça,
Laure
et est-ce que t'as eu des pics ou vraiment des moments de des fois t'as eu des grands moments de solitude où tu t'es sentie extraterrestre ou des choses comme ça, est-ce que ça t'est arrivé ça ?
Anne-Catherine
Ouais, bah je vais reprendre malheureusement l'exemple de la viande non mais c'est vrai parce que il y a des fois tu sais tu sors un truc en disant bah voilà, je veux dire On est obligé de se dire que chaque action compte, mais qu'il y a quand même des leviers d'action qui sont plus ou moins, avec plus ou moins d'impact. Et je veux dire, la viande, diminuer la viande, ça a un impact énorme. Et quand je disais ça à certaines personnes qui, faites pour elles, c'était carnivore à foison, c'est vrai que c'était compliqué. Ou alors, parfois, moment de solitude, c'est quand tu vas leur dire, non, mais c'est trop important, voilà. Chaque déchet enlevé, réduit, ça compte, etc. Et t'en as plein qui vont me dire, j'en ai eu un qui m'ont dit, mais tu sais, toi tu fais ça, mais t'es une poussière.
Laure
Ouais, c'est souvent un peu le... Ok, ce que moi je fais tout seul dans mon coin, ça sert à rien, et on va attendre que ça change ou que ça vienne d'ailleurs, etc. Mais si on pense tous comme ça, au final il ne se passera jamais rien.
Anne-Catherine
Exactement, moi c'est ce que je dis profondément, c'est que... l'action individuelle, elle l'amène à l'action collective et les deux sont primordiales et on ne peut pas se dire d'attendre comme tu dis le voisin pour qu'il le fasse enfin je veux dire au bout d'un moment si on fait ça on s'arrête tous et toutes et en plus j'ai envie de dire mais ça on pourra en reparler si mais pour moi c'est juste c'est même au delà de l'aspect impactant c'est que c'est tellement épanouissant d'être dans l'action c'est C'est pas juste tu fais ça pour toi. Tu le fais pour tes petits déchets et tout ça, ou tes petits trucs. Oui, tu as un impact sur la Terre. Alors, il sera plus ou moins grand ou pas selon tes actions. Et en même temps, c'est chaque action compte. Ouais,
Laure
c'est ça. Je suis carrément d'accord. Puis en même temps, moi, je me... Enfin, je posais aussi ces questions-là parce que c'est vrai que je pense qu'il y a des gens qui nous écoutent qui se retrouvent aussi dans le fait où toi, tu dis je veux bien faire. Mais t'as l'impression d'être un extraterrestre à table quand tu veux pas de viande, ou à la boulangerie, moi ça m'arrive encore très souvent, à la boulangerie je prends pas l'emballage de la baguette en papier, je le refuse. Il y a des gens, j'ai déjà entendu plus ou moins rire ou soupirer ou des choses comme ça, juste parce que je refuse un papier de baguette. Des fois, il y a déjà un, il faut s'occuper de ses affaires, et puis en plus, déjà quand même, je fais quand même ce que je veux. est-ce que je prends le papier ou pas, c'est quand même mon problème mais il y a beaucoup de regards des gens et des fois, même chez le boucher quand je ramène mon tupperware mes boîtes en verre en plastique, peu importe il y a des gens, ils sont un peu étonnés surpris, mais en même temps je me dis des fois c'est aussi la première réaction que les gens ils ont, mais si ils voient une personne une deuxième personne, une troisième personne, je pense qu'au bout d'un moment, ça fait son petit bout de chemin et ça inspire aussi les autres.
Laure
Je pense que c'est quand même important qu'on le fasse tous. Et comme tu disais, moi aussi, toi tu parlais de petite, mais aujourd'hui, c'est ce que je veux en fait, changer le monde. Moi, j'ai envie de sauver le monde. Alors bien sûr, à mon échelle, ça fait sourire, mais moi, c'est ce que j'ai envie de faire. À la fois avec mon entreprise, mais aussi avec moi en tant que personne et tout. J'ai vraiment envie de changer le monde. J'ai envie de contribuer à ça. être fière de le montrer à mes enfants, de le montrer à mes voisins, de le montrer à tout le monde en fait. Aujourd'hui, je le crie haut et fort que je suis écolo, alors qu'au début, quand j'ai commencé, non, je ne le disais pas parce qu'en plus, je trouve que des fois, le mot, il a une connotation un peu, je suis écolo, entre guillemets, je suis un petit écolo.
Laure
Oui, je suis écolo, mais pas extrémiste. Des fois, on s'excuse presque, alors que pour moi, ce n'est pas un gros mot. Je ne sais pas, toi, ce que tu en penses ? Est-ce que tu le dis, je suis écolo ?
Anne-Catherine
Clairement, oui, maintenant. Mais je voulais te dire bravo de vouloir changer le monde à ton échelle. Non, parce que je pense qu'entre personnes convaincues et dans nos actions, c'est important de se soutenir, donc bravo. C'est vrai.
Laure
Merci, c'est trop chouette.
Anne-Catherine
Et écoute, je voulais quand même juste réagir aussi sur l'aspect un peu quand tu... Tu débarques dans un lieu et que les gens te regardent. Alors, en fait, si tu veux, pour moi, être écolo, c'est à double tranchant. C'est-à-dire que, oui, on pourrait avoir une connotation, je dirais, un peu péjorative. Et d'ailleurs, j'avais vu un peu passer Jonathan Reboul, je ne sais pas si tu vois qui c'est.
Laure
Non,
Anne-Catherine
je ne connais pas. Qui disait qu'en gros...
Laure
Ah, le jeune engagé, je connais. C'est son pseudo Instagram.
Anne-Catherine
Je ne voudrais pas se dire qu'on est écolo. Parce qu'être écolo, en fait, et même l'autre jour, je suis retombée sur une publication de personnes qui disaient avant, avant, on faisait tout ce qu'on remet à la mode, c'est-à-dire les consignes, c'est-à-dire utiliser des sacs, alors qu'avant, ils étaient déjà écolo. Donc, en fait, c'est même pas de l'écologie pour moi. C'est un retour au bon sens, déjà, de un. Et après, se dire écolo, moi, je dirais juste que c'est pas juste une étiquette de je suis écolo. Non, c'est juste qu'on est sensible à la nature. et qu'on a envie de la protéger parce qu'on sait que c'est pas à l'humain en fait déjà, c'est pas notre terre la nature c'est pas à nous et que la terre nous accueille bien gentiment et qu'on a tout intérêt pour vivre dans les prochaines prochaines années j'y ai arrivé à justement vivre avec elle et vivre avec elle c'est la respecter et du coup c'est pour ça que tu vois par exemple quand tu parlais de tes superwares et tout ça En fait, je pense que les gens, c'est des premières réactions.
Anne-Catherine
Parce que moi, tu vois, j'avais créé un sac en tissu à partir d'un débardeur vraiment un peu extensible et tout. Et j'allais toujours avec ma mère, on allait sur le marché. Pendant des années, on faisait ça. Et en fait, j'allais toujours avec ce sac chez le marchand de pommes. Et si tu veux, le marchand de pommes, il nous reconnaissait de loin. C'est-à-dire qu'on était... Ah, c'est le sac ! Tu vois ? Mais genre, vraiment, pour eux, et le marchand de pommes, il adorait mon sac. Même un jour, il m'a dit, mais si tu veux, tu peux m'en faire. J'ai dit, mais voilà. Et après, en fait, ce que je veux dire, c'est qu'être écolo, c'est à la fois se respecter et respecter la nature, mais quelque part, c'est aussi recréer du lien. Et tu vois, on aurait tendance à dire, oh là là, elle refuse un sac craft.
Anne-Catherine
Mais en fait, non, c'est pas juste le refuser un sac craft. C'est déjà, tu votes sur le fait que tu ne veux pas de déchets. Mais tu votes aussi sur le fait de créer une relation. Et en fait, c'est hyper positif parce qu'il y en a qui vont me dire « Ouais, non, mais en fait, c'est hyper contraignant. » Mais non, mais en fait, c'est des actions qui sont super simples à faire. Et au-delà de ça, tu vas créer une relation avec le producteur ou le marchand, etc., que tu n'aurais peut-être jamais eue si tu avais accepté un sacrafe, tu vois.
Laure
Carrément, parce que ça ouvre vachement le dialogue. Mon boucher, il me dit, ah, la dame aux boîtes, la boulangère, aujourd'hui, elle ne me donne plus le... Au début, il fallait que je le refuse à chaque fois. Aujourd'hui, elle me donne mon pain comme ça. Elle sait, elle a l'habitude. Et justement, ça ouvre le dialogue, ça permet de recréer du lien. Et ça, c'est vrai. C'est vrai que je suis d'accord avec toi là-dessus. Est-ce que si on revient un petit peu sur le côté les critiques ou le regard des autres, est-ce que toi, ça a un impact ? Aujourd'hui, moi, je m'en fiche carrément, mais est-ce que ça t'impacte un petit peu, est-ce que t'as des techniques pour pas le prendre trop personnellement, est-ce que... Comment tu le vis, toi ?
Anne-Catherine
En fait, moi, j'ai remarqué un truc, c'est que quand c'est un individu qui me dit un truc du genre « Bon, ce serait rien avec ce que tu fais, ton action, elle est inutile, etc. » , ça me passe un peu au-dessus de la tête parce que je me dis « Écoute, mon coco, on en reparle dans dix ans et on verra qui est préparé au changement climatique et qui ne l'est pas. » Parce que je pars du principe que ça m'aide, moi aussi, personnellement, au-delà de mon impact. à me préparer à un monde demain qui sera pas comme on le vit aujourd'hui. Par contre, j'ai moins de force intérieure quand c'est une entité. Par exemple, quand c'est une impuissance face à une action politique, là, j'ai beaucoup de mal à juste me dire que ça ne me fait rien. Parce que ça ne me fait pas rien.
Anne-Catherine
Parce que justement, je rêve d'un monde, je pense, comme toi, où en fait, on est plus solidaires que ce qui se passe actuellement. Et donc forcément, quand, je ne sais pas moi, il y a une inaction politique ou il y a une loi qui est votée et qui est en l'encontre de la santé humaine à l'échelle mondiale, forcément, ce truc-là, je ne peux pas me dire non, ça ne me fait rien, t'inquiète, ça me passe au-dessus. Non, non, ça ne me passe pas au-dessus, parfois, ça peut encore me mettre en colère. Mais j'ai appris à quand même faire le deuil de plein de choses. Et je pense que tu me diras, toi, ce que tu en penses de ton côté. Mais moi, j'ai quand même compris qu'en fait, on peut passer par plein d'étapes dans l'acceptation de ce qui se passe avec l'environnement, avec soi-même et tout ça.
Anne-Catherine
Et c'est normal d'avoir parfois de la colère. C'est normal parfois d'être frustré ou d'être touché par ce que quelqu'un peut nous dire. C'est juste normal, c'est humain. C'est-à-dire que ça... Hum... si on remarque ça en soi, c'est qu'en fait, on se respecte. On se respecte parce qu'on sait que ça, ce n'est pas quelque chose qu'on veut. Et à partir de ce moment-là, du coup, ça nous amène à accepter le fait qu'on peut recevoir des choses qui sont à l'encontre de nous, ce qu'on pense, et qu'on peut avoir des émotions liées à ça, et que c'est OK, et qu'après, ces émotions-là, en fait, elles sont vivantes, elles sont là, mais qu'elles sont passagères, et qu'elles nous aident ensuite, je dirais, à transformer, en fait... enfin à se transformer et à devenir une force. Moi, maintenant, tout ce qui se passe, toute la colère, tout ce qui se passe actuellement, je me dis « Ok, ça m'énerve, mais c'est pas grave, c'est une force.
Anne-Catherine
» Je sais pourquoi je me bats tous les jours. Tu vois ?
Laure
Oui, au moins, ça renforce. En fait, c'est comme tout. Ça dépend comment tu vas prendre les choses. Soit tu vois tout en mode négatif, tout noir, enfin voilà. Alors, ça n'empêche pas d'avoir cette phase aussi, oui, d'éco-anxiété. Moi, ça m'arrive aussi, enfin voilà, de me dire de petites déprimes et tout, parce que ça m'énerve, ça me révolte, ça me rend triste et tout. Mais en même temps, comme tu dis, je sais pourquoi je me bats et je sais que ce n'est pas ça que je veux et je sais que mon action, malheureusement, elle a encore plus son sens aujourd'hui parce qu'il faut que j'aille plus vite, plus loin, plus fort, entre guillemets, parce que c'est important et ça devient urgent. Donc, je suis d'accord, ça dépend. Mais ce n'est pas forcément facile d'avoir ce switch-là. Après, on ne l'a pas toujours non plus. Je pense que toi et moi, on est aussi engagés depuis plusieurs années maintenant et tout ça. C'est vrai que quand on est un peu plus novice, entre guillemets, là-dedans, ça peut être un peu plus difficile. Du coup, c'est un message pour vous d'espoir. Si vous qui nous écoutez, vous avez encore un peu de mal à réussir à transformer ça en force, courage, vous allez y arriver. Il faut être positif. Non, mais c'est vrai. Il faut être encourageant.
Anne-Catherine
Oui, en fait, comme tu le dis si bien, je pense que nous, ça fait des années. Du coup, c'est pour ça que je parlais tout à l'heure de deuil, mais c'est très intéressant. Moi, c'est un sujet qui me passionne et ça va faire bientôt l'objet de... d'accompagnement et aussi de pouvoir pousser un peu le sujet parce que je vois que l'éco-anxiété, c'est selon en tout cas, c'est sûr que selon les degrés d'action et si ça fait plus ou moins longtemps qu'on agit, c'est sûr qu'on ne va pas le vivre pareil. Mais en fait, la courbe du deuil, c'est une courbe du deuil en fait. Et c'est pour n'importe quelle chose dans la vie. Et c'est important de ce que tu dis, c'est que oui. Ayez espoir que vous soyez, en fait, que ça fasse, je ne sais pas, huit ans que vous agissiez ou que ça fasse juste deux ans ou même deux jours. Eh bien, c'est normal, en fait. C'est tout à fait normal. On en parlait tout à l'heure, mais c'est aussi, moi, ma volonté, en fait, de pouvoir accompagner des gens. Ce n'est pas que pour l'action écologique. C'est aussi pour, derrière, réussir à maintenir, en fait, ce psychologique qui est hyper important. Mais en tout cas, oui, effectivement, gardons espoir. Voilà, tout n'est pas perdu.
Laure
C'est ça. J'ai une question qui me vient, du coup, mais comment toi, tu gères ? Est-ce que toi, quand tu as un peu des remarques, des réflexions, des choses comme ça, est-ce que toi, tu es en mode... Tu essaies toujours de convaincre, de lui être un peu provoque, des choses comme ça, ou plutôt juste... écouter et alors plus quand c'était proche mais écouter et montrer l'exemple et dire ok bah écoute on en reparlera ou donner des chiffres comment tu essaies de faire toi ça dépend la personne que j'ai en face de moi par rapport à deux niveaux peut-être d'abord par rapport à l'entourage proche avec le vieil et c'est peut-être après avec l'extérieur
Anne-Catherine
En fait, l'entourage, ça va être plus... Bon, ça dépend aussi des personnes dans l'entourage, mais globalement, ça va dépendre, en fait, si la personne, par exemple, je prends mon chéri, qui a moins de connaissances... Attends. Il a moins de connaissances, en fait, dans tout ça parce qu'il a vécu dans un endroit où, depuis qu'il est petit, il n'a pas eu accès à ces informations. Donc, en fait... Moi, je me place, j'ai un curseur. C'est-à-dire que si en face de moi, il y a une personne qui a moins de connaissances ou une personne qui a plus de connaissances, je vais adapter mon discours. C'est-à-dire que s'il y a une personne, je vais essayer de comprendre la personne avant de répondre. Si la personne, je vois qu'elle a compris, et c'est juste une histoire de volonté et qu'elle n'en a, excusez-moi du terme, rien à faire, eh bien là, je vais avoir un discours qui va être orienté différemment.
Anne-Catherine
Après, je... Oui, il y a des fois où si ça me sort de mes gonds ou que ça me touche, je peux extoriser différemment. Maintenant, c'est toujours essayer de faire comprendre à la personne que je la comprends, que personne ne part de la même manière, personne n'a pas les mêmes visions, chacun a son histoire, ses bagages, ses balises et qu'en fait, ce n'est pas un mal si la personne en face de toi, elle ne fait pas la même chose. Et j'essaie plus de montrer l'exemple en disant que moi, je le fais comme ça, je le fais pour ça. Et plus dans une logique de planter des graines et de voir si ça germe ou pas. Et d'être comme ça. Après, si par exemple, on prend l'exemple des personnes qui ne sont pas allées de proches, mais plus des personnes « lambda » , quand je dis « lambda » , c'est vraiment des personnes que je ne connais pas.
Anne-Catherine
Pour les personnes qui sont, je disais que je ne connais pas, donc dans le monde un peu extérieur, ça va dépendre de comment elles m'abordent, s'il y a du respect ou pas. C'est-à-dire que si une personne m'aborde et me dit, écoute, Catherine, ce que tu dis, c'est n'importe quoi, le réchauffement climatique n'existe pas. Effectivement, là, je vais remettre l'église au milieu du village, mais avec bienveillance, toujours. pour essayer quand même de montrer l'exemple et de dire que ce n'est pas une utopie de se dire qu'on a besoin vraiment de protéger la planète. Et après, si c'est des personnes que je ne connais pas ou que je connais plus ou moins, bien sûr, et qu'il y a le respect, je vais toujours, comme je disais aussi, comme pour mes proches, me placer en vraiment me disant la personne en face de moi, elle a son histoire, elle a son vécu, et je vais essayer de savoir pourquoi elle réagit comme ça. pourquoi elle pense ceci, pourquoi elle pense cela. Et dans l'objectif, après, moi, de montrer l'exemple et de dire, je plante des graines. C'est en plantant des graines, après, on ne sait pas où est-ce que ça va germer, mais au moins, on plante des graines.
Laure
Je suis d'accord avec ça. Ce n'est pas facile, des fois, d'avoir le compromis. Tu ne veux pas être trop moralisateur, ni conflictuel, mais en même temps, tu ne veux pas faire semblant non plus et renier ce que toi, tu es, en fait. Moi, je le vois avec mes parents. Mes parents ne sont pas écolos. Donc je tiens pas ça d'eux. Mais je sais que moi ça fait, je dirais vraiment, que je suis vraiment engagée, je dirais que ça fait 4 ans pour le coup. Mais je me sens écolo au final le plus intérieurement aussi depuis une dizaine d'années. Parce que, mais j'en parlais pas forcément. Mais tu vois mes parents, quand c'était que intérieur je leur en avais jamais parlé, ni même mes proches, ni rien, pas forcément. Encore une fois, j'avais peut-être pas l'étiquette écolo, mais j'étais sensible. Pour moi, le premier niveau, c'est un peu ça.
Laure
Niveau 1, c'est que je suis sensible à l'environnement, les animaux, etc. Et niveau 2, je suis écolo, je l'assume avec cette étiquette. Et du coup, depuis que je suis écolo, moi je le dis. Mais en même temps, je ne vais pas les forcer, parce que je sais que ce n'est pas leur éducation. Alors peut-être mon père un peu plus, dans le sens... un parcours de vie différent, plus minimaliste. Ma mère vient plutôt d'un autre milieu familial, etc., où il y avait peut-être moins de retenue, peut-être plus de... Ils aimaient plus le faste, les choses comme ça. Enfin bref, c'était aussi l'éducation qu'elle a eue. Donc en fait, finalement, je me dis que je ne peux pas lui en vouloir. Ce n'est pas entre guillemets de sa faute, c'est juste que l'éducation qu'elle a eue avec mes grands-parents et je vais avoir plus de pédagogie et plus de douceur finalement.
Laure
selon les personnes, comme tu disais. Mais tout en disant, de toute façon, c'est mes choix. Quand je suis chez eux, je vais... Je fais rien de spécial, entre guillemets, tout en restant moi. Par contre, quand c'est chez moi, là, pour le coup, l'autre coup, ils ont mangé à la maison. Elle me dit, t'as pas de l'essuie-tout ? Ils sont pas là pour essuyer. Je dis, non, tu vas prendre celui-là. C'est la version lavable. Elle, elle voulait une feuille de jetable. Je dis, non, j'en ai pas. Donc, voilà. Par contre chez moi je leur impose et au final... Je lui avais demandé après, ça a changé quoi pour toi ? Elle m'a dit rien, ça a essuyé la table, ça suffit. Bon, je dis voilà. Aujourd'hui, elle n'en a pas chez elle. Ma mère ne consomme pas les produits de l'aiguille verte. Les produits ménagers, quelques-uns, mais pas forcément les produits lavables.
Laure
Mais je sais que ça s'était il y a trois semaines. Mais si ça se trouve, peut-être que dans six mois, elle me dira, oh vas-y, fais-moi un. Parce que je lui ai déjà fait des torchons, par exemple. Donc, il faut y aller étape par étape et laisser le temps. aussi parce que moi je me dis que voilà moi ça a pris peut-être 10 ans pour être où j'en suis aujourd'hui si moi j'ai commencé à poser des graines là ça sera peut-être que dans 10 ans pour elle donc il faut aussi essayer de respecter le chemin des gens et après je suis comme toi par contre quand les gens sont j'ai dit que ce podcast c'était un podcast familial donc je vais pas dire de gros mots mais je n'en pense pas moins si les gens sont des CON on va juste les plier là je vais pas chercher à comprendre Enfin...
Laure
Soit je vais être un peu plus radicale dans le sens où, en faisant bien comprendre la personne que pour moi elle a rien compris, après je juge pas, je dis juste que pour moi elle a rien compris, mais je vais pas non plus perdre mon temps de toute façon parce que des fois je vais pas m'épuiser mon énergie pour des gens comme ça.
Anne-Catherine
Non mais clairement. En fait, c'est la meilleure posture de ne pas faire culpabiliser les autres, mais juste d'expliquer factuellement la situation. Parce qu'il n'y a rien de... C'est pas un truc qu'on invente. Par contre, moi, je ne sais pas toi comment tu le vois avec ta maman. Bon, moi, c'est vrai que je n'ai pas du tout le même bagage parce que ma mère a vécu avec mes grands-parents et mes grands-parents, c'est des écolos. enfin bon voilà quoi quand je vois mon grand-père qui est plus là mais qui lui Plus écolo, tu meurs. Donc voilà. Mais après, je sais pas comment... C'est pour ça que je te pose la question, comment tu l'as vécu. Parce que moi, je le vis bien avec mes proches. Par contre, quand je vais rencontrer des personnes du style... Tu vois, des personnes qui peuvent avoir l'âge de ma mère, mais que je ne connais pas forcément.
Anne-Catherine
En fait, c'est un peu, tu sais... Ouais, c'est votre génération, quoi. Et en fait, on va un peu me mettre l'étiquette comme quoi... Tu vois, j'ai 26 ans, qu'est-ce que j'ai à dire ? Ouais, vous dites que vous êtes écolo, alors qu'en fait, vous avez des portables. Notamment ma grand-mère, je sais que j'ai pas ma grand-mère justement maternelle, mais plus ma grand-mère paternelle, qui, elle, elle est hyper écolo, tu vois. Genre vraiment, en fait, elle se rend pas compte dans ses actions comme quoi elle fait hyper attention. Mais quand tu vas lui parler d'écologie, c'est ouais, de toute façon, vous dites que c'est bio, mais le tracteur, s'il y a un champ à côté ou il y a un truc qui est passé, bah c'est pas bio. Enfin... C'est un peu le côté un peu défaitiste de se dire que de toute manière, vous êtes écolo sans être écolo.
Laure
Le côté parfait, en fait. Il faut absolument être parfait pour être un bon écolo.
Anne-Catherine
Alors que moi, non. C'est un truc qui me sort par les trous de nez parce que clairement, c'est ce que je dis même dans mon accompagnement et depuis des années sur Mrs Green aussi, je dis mais en fait, les amis, on n'a pas besoin d'être parfait. C'est-à-dire qu'il vaut mieux des milliards de... personnes imparfaites que que juste 10 personnes parfaites et c'est pour ça que je te posais la question parce que c'est vrai que en fait finalement comme tu dis c'est qu'on adapte le discours en fonction de la personne et du degré aussi de compréhension mais tout en en s'écoutant tu vois et en ne s'oubliant pas c'est à dire que nous on sait pourquoi on le fait certes il y aura peut-être des personnes qui vont boucher leurs oreilles des personnes qui vont écouter, ça va sortir, ça va rentrer, des personnes qui vont vraiment nous écouter. Et ça, c'est pas notre sort et c'est pas notre responsabilité, en fait. On n'a pas à prendre le problème de la crise écologique et humaine aussi. On n'a pas à mettre tout sur les épaules. Si on fait ça, au bout d'un moment, non, on s'épuise et ça ne sert à rien. Donc, partager un peu cette responsabilité et faire de son mieux, simplement.
Laure
C'est ça. Écoute, ça me fait une transition parfaite pour la dernière partie que je voulais aborder. ça va être le côté justement On le fait pour soi, qu'est-ce que ça nous apporte à nous d'avoir ces valeurs, d'avoir cet engagement ? Quels conseils on peut donner aussi aux gens, etc. ? Donc, qu'est-ce que tu dirais que l'écologie, ça t'a apporté, toi, aujourd'hui ?
Anne-Catherine
Moi, je l'assume haut et fort depuis quelques années maintenant. En fait, l'écologie, ça m'a juste sauvé la vie. Parce qu'il y a quelques années, j'avais... pas vraiment beaucoup de sens dans ma vie. J'étais contente de ma vie, mais j'étais là, ouais, ok, super, le monde qui part en cacahuètes, et moi, je suis là, parmi la cacahuète, et je ne fais pas grand-chose pour que ça... Et en fait, je me sentais tellement vide de sens, et c'est ce que j'ai dit récemment, même dans un contenu sur Graines de Vie Durable, j'ai dit qu'en fait, ça apparu comme une bouée de sauvetage. où je me suis dit, waouh, en fait, l'action écologique, c'est un truc où les gens vont peut-être croire d'un point de vue extérieur en disant, ouais, c'est juste un sac en moins, c'est juste un truc en moins. Mais en fait, ça va bien au-delà de ça.
Anne-Catherine
Pour moi, l'écologie, ça te permet en fait de changer ton mindset. Ça permet vraiment d'être épanoui plus que d'être dans le cercle vicieux avec tout ce qui se passe et ce qu'on voit sur les réseaux, dans les médias et tout. parce que Et vraiment, ça, je vais parler d'un truc. Pour moi, j'aimerais que la terre entière puisse écouter ça. Parce que pour moi, c'est tellement important de se dire qu'en fait, c'est un biais cognitif. C'est-à-dire que si l'humain, tu lui dis, tu as un problème, tu l'auras toute ta vie, et que tu ne lui proposes pas de solution, et que tu lui dis, non, vas-y, surtout n'agis pas, reste dans ton problème, l'humain part en folie. C'est-à-dire qu'on ne peut pas. C'est-à-dire qu'on a un engrenage vicieux dans la tête. Et alors que... si tu proposes à un humain et tu lui dis ok, t'as ce problème là, tu peux faire ça, ça, ça, ça, ces actions, elles sont là pour toi.
Anne-Catherine
Ton cerveau, tu le brain un peu, c'est-à-dire que tu lui dis en fait, tu ne vas pas te mettre sur le problème, tu focuses l'attention sur la solution. Donc sur l'aspect positif. Et c'est moi ce que je trouve dans l'écologie, c'est que en fait, c'est... Alors déjà, c'est un retour aux sources, c'est un retour à la nature, à la connexion aussi, dont on a vraiment besoin et qu'on a beaucoup perdu ces dernières années. Mais c'est aussi de se dire que c'est pas négatif et c'est au contraire ultra positif et c'est quand on agit pour la planète, qu'on peut vraiment être dans la vision positive de la vie. Parce qu'on se sent acteur et non... En fait, on ne subit plus le problème, on ne subit plus le changement climatique, on est acteur de on va l'améliorer.
Laure
Je trouve que c'est aussi vachement intéressant parce que il y a ce podcast par exemple, mais ça permet, ce qu'on disait aussi tout à l'heure, de créer du lien social ça unit vachement les gens avec des valeurs communes et on se rend compte que Merci. ok, les tickets d'écolos ou pas, peu importe, mais les gens qui veulent prendre soin de l'athlète, prendre soin d'eux, prendre soin des autres, des animaux, en fait, il y en a plein, et il y en a beaucoup plus, et il y en a plein qu'au spa, et je trouve que ça rassemble aussi, et ça nous permet du coup de se sentir moins seul, de rencontrer des belles personnes, comme toi, par exemple, parce que nous, ça fait quelques mois maintenant qu'on se connaît et tout, mais c'est vrai, en fait, ça rassemble, ça permet de se trouver soi, et de trouver des gens qui nous ressemblent. Et ça fait vachement de bien, ça fait vraiment chaud au cœur aussi. Et moi, je suis d'accord. Moi aussi, je trouve que ça a donné du sens à ma vie encore plus, aussi, l'écologie.
Anne-Catherine
Parce que tout est dans le... Comme tu dis, l'humain, en fait, moi, c'est aussi d'ailleurs ma communication que tu connais depuis des années. C'est que moi, je ne dis pas juste la transition écologique. Moi, j'appelle ça la transition écologique et humaine. Parce qu'en fait, derrière, il y a les deux. Et que... l'écologie amène de l'humain et l'humain amène de l'écologie ça va les deux ensemble et c'est vrai que moi je pourrais en parler des heures de dire que c'est tellement épanouissant alors oui c'est sûr que quand on parlait tout à l'heure quand il y a quelque chose, une douche froide qui arrive vers nous et que quelqu'un nous fait une pigue ou quelqu'un fait ceci ou dit ceci, dit cela forcément là c'est vraiment un passage hyper temporaire on va se dire oh là là l'écologie c'est chiant mais en même temps c'est quand on on agit du coup qu'en fait on dépasse ce petit moment là et en fait on comprend que ça nous apporte plus que ça nous enlève et je veux dire pour les personnes qui doutent là qui nous écoutent alors malheureusement je ne sais pas enregistrer à l'époque mais j'ai plein plein plein de personnes qui m'ont dit Anne-Catherine mais vraiment Anne-Catherine depuis que tu fais tout ça on te voit heureuse, on te voit épanouie on voit que la vie a un sens et que Merci. Et que vraiment, c'est beau, quoi. C'est beau de te voir comme ça. Et le truc, c'est que j'aimerais... Moi, tu vois, j'aimerais que tout le monde puisse...
Laure
Se sentir comme ça. On voudrait tous que tout le monde puisse se sentir comme ça.
Anne-Catherine
Ouais, ouais. Et du coup, je me dis que, quelque part, oui, tout le monde ne peut pas peut-être sentir ça si la personne n'est pas prête. Parce que, encore une fois, ça doit venir de la personne. Et ce n'est pas à nous de faire le chemin intérieur. Vraiment, quoi. Mais, tu vois, c'est... Tout est dans moi, ce que je veux faire en ce moment dans mon accompagnement. Tout simplement, ce que j'apporte à mes clientes, c'est aussi de se dire « Voilà, vous pouvez réussir à être heureuse » . Et c'est d'impulser le truc, même si ce n'est pas toi qui vas faire le truc à la place de la personne. Mais oui, c'est vrai que ça me botte de me dire « Allez, venez, on est tous heureux ensemble ! » Enfin, tout le monde.
Laure
L'écologie rend joyeux toute classe sociale, toute catégorie socio-professionnelle, tous horizons, peu importe où il est, en France, à l'étranger, sait-on jamais s'il y a des étrangers qui nous écoutent, qui parlent français, bien sûr, ça serait mieux, sinon ça leur paraît bizarre. Non, mais c'est vrai, ça rend joyeux et je suis d'accord que c'est carrément ça qu'on a envie, autant toi que moi, de partager, d'échanger. Et ça, c'est hyper important. Donc voilà, je suis ravie qu'on soit sur la même longueur. Bon, en même temps... un jour je pourrais quand même il faudrait que j'invite quand même dans le podcast des gens qui sont pas d'accord parce que ça me sent bien aussi d'avoir des fois d'écouter les parties adverses non mais c'est vrai que ça peut être intéressant qu'est-ce que tu recommanderais quel petit pas, quel geste tu recommanderais à quelqu'un qui voudrait démarrer un peu dans l'écologie le zéro déchet pour qu'elle se prenne confiance quelle elle peut faire toute seule sans attendre que quelqu'un fasse comme elle chez elle par exemple
Anne-Catherine
La question est intéressante parce qu'en fait...
Laure
Merci. La question est intéressante.
Anne-Catherine
Non mais attends,
Laure
attends,
Anne-Catherine
je vais répondre. Non mais parce que j'étais en train de réfléchir en même temps et du coup ça m'a permis de réfléchir. Ciao.
Laure
C'est un échange.
Anne-Catherine
Non, en fait, c'est juste que pour moi, je ne peux pas imposer en disant, voilà, prenez telle solution et ça vous aidera. Parce qu'en fait, chacun est différent. Et je pense que le meilleur conseil que je peux donner, c'est pour vraiment ne pas se prendre la tête et commencer, je dirais, une transition ou poursuivre quelque chose sur un domaine, c'est prenez un déchet. Vous vous dites, il y a un déchet. chez vous, qui vraiment, vous ne pouvez plus le voir en peinture. Vraiment, vous vous dites, j'en ai marre de le voir, je sais qu'à chaque fois je l'achète, je sais qu'à chaque fois il est là, mais j'en ai marre, j'en ai marre, j'en ai marre. Parce que vraiment, je pense qu'il y a plein de choses qu'on veut améliorer, il y a plein de choses qu'on veut diminuer. Par exemple, il y en a qui veulent diminuer les plats transformés, il y en a qui veulent diminuer les déchets à l'achat en vrac, etc. Et donc chacun a son histoire. Mais je sais qu'il y a toujours en nous un truc, vraiment, On en a marre. Même moi, pour vous dire, ça fait du coup 8 ans maintenant, il y a un truc, j'en ai marre, c'est mes boules qui est. Voilà, écoutez, j'ai des boules qui est. Et ce truc, je me dis, j'aimerais passer à autre chose. Bon, j'ai commencé à faire des trucs, etc. Donc, mon meilleur conseil, c'est vraiment de prenez le truc qui vous fait sortir de vos gonds et qui, voilà, vous en avez marre. Et prenez ça et vous vous dites, OK, qu'est-ce qui existe en alternative ? vous prenez l'alternative et c'est déjà un premier pas.
Laure
Oui, de ne pas vouloir partir dans tous les sens. C'est vrai que de commencer par un truc, c'est vrai qu'il ne faut pas se dire je vais tout changer du jour au lendemain parce qu'on n'y arrive pas au final. C'est comme si on veut se mettre au sport, si je vais vouloir courir un marathon demain, peut-être déjà commencer par faire 2 km de course, ce sera déjà pas mal. Oui, c'est la même chose. Oui, je suis d'accord.
Anne-Catherine
En fait, je dis ça parce que, comme je l'ai un peu expliqué tout à l'heure, Moi j'ai démarré, je suis pas... Pour le coup, maintenant je suis un bon exemple parce que j'ai réussi à grandir de mon expérience, etc. Mais au début, j'étais pas un bon exemple parce que moi j'ai démarré hyper rapidement, j'ai vraiment changé. C'est pas que j'ai voulu, c'est que j'ai changé du tout au tout. Et mes proches même l'ont dit, on me dit « Anne-Catherine, tu peux y aller moulot ? » « Non, non, non,
Laure
je veux, je veux,
Anne-Catherine
je veux ! » Et vraiment, j'y suis allée dans tous les sens. Et donc c'est sûr qu'en faisant ça, en fait, je me suis pris certains murs et c'est pour ça que maintenant je comprends je comprends en fait de se dire, de mettre en face la personne et dire en fait non, tu n'as pas à faire ça rapidement, tu n'as pas à tout changer. Déjà, pars sur un truc, ça va déjà être une porte d'entrée et ensuite, il y a un champ des possibles extraordinaire. Ouais,
Laure
c'est vrai. Moi, c'était plus progressif pour le coup. Alors étonnamment, connaissant mon caractère qui est plutôt touffé-chouplable, et bien non, ça a été plutôt progressif. Moi, j'avais vraiment commencé avec les produits... Tout ce qui était liquide vaisselle et lessive, parce que j'avais ça sur mes mains et comme j'avais mes problèmes de peau et de mon psoriasis, j'avais commencé par ça. Parce que ce que tu disais, c'est que ça résolvait... Ouais, ça se dit ça ? Ça résolvait un vrai problème que j'avais, c'est que j'avais les mains en feu quand je faisais la vaisselle et j'avais ma peau qui me grattait après avoir porté mon linge et tout. Et donc j'avais pris un problème, en l'occurrence ici deux, ma peau quoi, et j'avais commencé par ça pour le réseau d'eau. Puis après, j'avais fait les lingettes démaquillantes parce que ça me saoulait d'acheter du démaquillant et tout. Et j'avais été étape par étape de découverte en découverte. Donc étonnamment, moi, ça n'a pas été toufle-toufle, dis donc, pour une fois. C'était une des seules choses que j'ai pris mon temps à faire dans ma vie, dis donc. C'est pas souvent. Du coup, ça va nous faire une parfaite transition pour parler de ton accompagnement, parce qu'on a aussi parmi les auditeurs et parmi les gens qui vont nous découvrir, autant toi que moi, les gens qui sont peut-être au début de transition, qui osent pas qui se sentent seuls, qui sont aussi déjà plus avancés, qu'est-ce que toi tu pourrais apporter aussi avec ton accompagnement si tu peux nous en parler un petit peu ?
Anne-Catherine
Du bonheur de la joie c'est vrai je suis d'accord du bonheur oui toujours au-delà de ça c'est vraiment de pouvoir continuer, si on part du premier conseil que je vous ai donné, en disant vous prenez peut-être le Mimimi. principal problème ou challenge que vous avez. J'aime bien parler de challenge, moi. Et en fait, ça va être une porte d'entrée. Et moi, j'interagis juste après. Mais je peux même interagir et vous aider à déterminer déjà le principal challenge que vous avez. Et moi, en fait, en gros, ce que je propose, c'est avant tout, en fait, un accompagnement déjà adapté à vos besoins. C'est-à-dire que je fonctionne déjà par un premier bilan. Donc moi, j'aime bien décortiquer vos poubelles. Sous- Parce que je trouve qu'on apprend plein de choses dans les poubelles. Aussi, de savoir vos habitudes quotidiennes. Et en fonction de ça, c'est de savoir ce dont vous avez besoin.
Anne-Catherine
C'est-à-dire que si vous prenez, par exemple, la salle de bain, dans la salle de bain, vous déterminez trois déchets qui sont vraiment bien présents et dont vous avez vraiment marre de les voir. En fait, c'est moi, j'apporte des alternatives et je vous fais gagner du temps et de l'argent. parce que clairement moi quand j'ai démarré que j'ai fait un peu rapidement tout ça ce qui s'est passé c'est que j'ai beaucoup investi parfois pour pas grand chose et donc j'ai perdu de l'argent et du temps et maintenant moi vu que ça fait 8 ans que je fais ça il y a plein de choses que je connais déjà des choses que je fais depuis des années donc qui coulent de source et donc du coup moi ça vous fait perdre ça vous fait gagner du coup du temps et de l'argent mais aussi du bonheur Parce que je vais aussi accompagner sur le plan mental.
Laure
Oui, c'est important aussi.
Anne-Catherine
Exactement. Parce que si vous avez un intérieur, si vous n'êtes pas bien et que vous voulez agir pour l'extérieur, ça ne sert à rien. Très clairement, je préfère être sincère avec les personnes qui nous écoutent. Ça ne sert à rien. Parce qu'en fait, même si l'écologie peut vous sauver et peut vous aider, si quelque part, on fait juste des actions mais qu'on ne prend pas en compte la météo intérieure et comment on se sent, C'est à dire qu'on va vers un mieux, ça sert à rien.
Laure
On ne tiendra pas dans le temps de toute façon.
Anne-Catherine
C'est ça, donc moi je propose au mieux, parce que je sais que chacun a son histoire, de savoir comment vous vous situez par rapport à votre transition, comment vous vous sentez par rapport aussi à l'avenir, par rapport à tout ce que vous faites, et ce dont vous avez vraiment besoin, et après on décortique. Et puis moi je vous propose vraiment un workbook hyper complet, avec toutes les alternatives possibles sur vos besoins. Et après, moi, je propose des suivis. Et petit spoiler, donc là, c'est avant tout des séances individuelles que je fais à distance, sauf s'il y en a vraiment qui sont très, très proches de moi et que je peux me déplacer, mais voilà, je fais beaucoup de distance. Et après, petit spoiler, du coup, je suis en train de travailler sur un coaching, du coup, de groupe, où là, vraiment, pour le coup, ça va durer plusieurs mois. Il y aura plein de challenges toutes les semaines, etc. Et des choses faites hyper, je dirais, en accord avec vous, mais surtout dans une dynamique de groupe. Et moi, ce que...
Laure
On va rencontrer ce qu'on disait, rencontrer des gens qui nous ressemblent, qui en sont au même point que nous, etc.
Anne-Catherine
Exactement. Et c'est pour ça que là, pour l'instant, je fais de l'individuel. Donc forcément, vous n'avez pas peut-être accès à toute cette synergie encore de groupe, etc. Mais vous avez déjà accès...
Laure
sur mon compte par exemple il y a plein de personnes qui commencent à me suivre etc et en fait ces personnes là moi j'appelle ça c'est notre team si là tu es toute seule chez moi et que déjà je suis avec toi déjà on a quand même trouvé une partenaire une coach qui peut nous accompagner en cas de soutien j'imagine que t'es dipo moi je sais que pour papoter avec toi on échange beaucoup et je sais que t'es aussi proche des gens et que tu donnes des conseils même si t'as pas encore fait le côté communauté ... on a déjà quelqu'un, on n'est déjà plus seul. Et c'est déjà super important.
Anne-Catherine
Oui, justement, c'est ce que moi, c'est mon principal... C'est un de mes principes. C'est un principe, mais c'est parce que moi, mon leitmotiv, c'est vraiment, je me dis, en fait, toute seule, on peut vraiment faire plein de choses, mais ensemble, on peut aller plus loin, on peut être plus fort, on peut faire plein de choses, en fait. Et c'est vrai que, quelque part, pour des personnes qui... des personnes qui sont au début de leur transition ou alors des personnes qui sont tout simplement comme tu dis ça fait des années mais qui voudraient renouveler parce qu'il y a des trucs qu'elles ne savent pas encore parce qu'on peut évoluer et évoluer je suis juste là aussi pour vous dire vous n'êtes pas seul et personne n'est seul même moi je ne suis pas seul je veux dire clairement moi j'ai créé une communauté je ne l'ai pas fait juste pour Parce que c'est sympa d'avoir une communauté. C'est aussi parce que c'est hyper enrichissant de Lefebvre ensemble. Et donc là, moi, je suis avant tout là pour vous aider à mettre en place des actions écologiques, alignées avec vos besoins, etc. Mais aussi pour vous dire, voilà, vous apporter un soutien mental et de vous dire que vous n'êtes pas seul. Et pour avoir déjà eu des retours de clientes, moi, j'accorde une importance à comment vous vous sentez et à comment se passent vos actions. Parce que je suis pas là, je vous donne des trucs et après je vous lâche. Je déteste ça, même ma petite personne, j'aime pas les gens qui me donnent des petits conseils. Après,
Laure
terminez. J'entends que vous aimez parler.
Anne-Catherine
C'est ça, moi c'est vraiment hyper important pour moi qu'on connecte ensemble et qu'on puisse vraiment bien échanger et tout ça. Et après, effectivement... Le groupe, comme tu dis, c'est que déjà, connecter avec moi et connecter avec vous, c'est déjà une forme de groupe, en fait. Parce qu'un groupe commence avec plus d'une personne.
Laure
C'est un groupe de deux. On est déjà un groupe, toi et moi, dans cet épisode de podcast.
Anne-Catherine
Et après, effectivement, là, mon accompagnement de groupe arrive. Effectivement, c'est sûr que ce n'est pas encore maintenant. Mais pour les personnes que ça intéresse, voilà. Je peux communiquer quand ça sort, etc. Parce qu'il y a des trucs qui vont... Forcément, en plus, j'ai parlé d'éco-anxiété. Je ne vais pas faire non plus tous les teasers. Mais je vais essayer d'arrêter ça. Parce que pour moi, c'est trop important. Et on en a parlé en long, en large et en travers dans ce podcast. C'est qu'il y a cet aspect écolo et il y a cet aspect hyper humain, hyper santé mentale. Parce que pour moi, les deux sont liés. Et c'est ce que vous aurez dans l'accompagnement.
Laure
C'est sûr que c'est hyper important et ça va de pair. Je suis d'accord avec toi. Eh bien, trop, trop bien. J'ai une question qui me vient. C'est une question qui n'en est pas une parce que j'ai déjà la réponse. Est-ce qu'avec ton accompagnement, on peut avoir des résultats tout de suite ? Est-ce qu'on voit vraiment des changements ? Pour ma part, je sais que dès que je m'y suis mise, j'ai vu des changements. Donc forcément, oui. Mais est-ce que tu as des choses à nous dire là-dessus ?
Anne-Catherine
Oui, alors c'est vrai que moi, je pars pour l'instant d'une base où je fais au moins trois séances avec du... du coup, un bilan, une séance action où vraiment je décortique votre workbook et tout ça, et après, je vous suis au moins une fois. Donc, c'est sûr qu'en trois séances, vous n'allez pas changer tout votre quotidien. Bien sûr, pour moi, c'est histoire de...
Laure
Il ne faut pas, ça prend du temps. Mais par contre, on vous fait des vrais résultats, des vraies économies.
Anne-Catherine
Ça se fait pendant des mois. Maintenant, c'est en trois séances, vous aurez déjà un déclic. Et en fait, ce déclic-là, pour moi, vous avez déjà tout fait.
Laure
C'est 80% du chemin, c'est sûr.
Anne-Catherine
Exactement. C'est qu'en fait, c'est déjà un déclic de prise de conscience et en fait, vous vous mettez déjà en action. Et ça, c'est vraiment la première étape. Et après, bien sûr, on peut aller encore plus loin avec plus de séances pour vraiment aller au fond des choses. Moi, je sais que j'ai accompagné une personne pendant trois mois et pour le coup, son retour, il était… Même en trois mois, je veux dire, pourtant, moi, je dis qu'en trois mois, on ne peut pas tout faire, etc. Mais même en trois mois, j'ai vu qu'elle avait… Enfin, son évolution a été... hyper incroyable, alors qu'en plus, elle ne se mettait pas la pression et qu'elle partait vraiment de zéro, pour vous dire. Et en fait, c'est pour ça, ça va dépendre de vous, mais le changement, en fait, il est là à partir du moment où vous décidez de vous mettre en action. Et vous allez le compléter, en fait, dans les mois, les années à venir. Et ça, c'est évidemment, moi, je peux vous accompagner au mieux sur un laps de temps où vous avez besoin. Et après, vous voulez aussi de vos propres ailes. C'est le but, c'est aussi que...
Laure
C'est de rendre autonome la personne, c'est ça. C'est poser des graines. Comme tu dis, graines de vie durable, c'est de planter des graines et ensuite de laisser germer et fleurir plein de belles plantes.
Anne-Catherine
Exactement. Oui, parce que moi, je crois que j'avais mis ça, j'avais mis plantons des graines ensemble et soyons notre jardin fleuri.
Laure
C'est ça. En plus, vous avez là, dans ce podcast, vous sentez aussi l'énergie, la bonne humeur, la joie d'Anne-Catherine. Donc moi, je vous la recommande à 3000% parce que c'est vraiment une personne pétillante. Oh oui, des bisous.
Anne-Catherine
Je vais sortir mes mouchoirs lavables, attention.
Laure
attention voilà un petit déja est-ce que vous pouvez mettre en place les mouchoirs lavables j'en parlerai d'ailleurs ah bah non quand j'enregistre le podcast il sera déjà sorti bon j'en ai parlé dans ce que mon fils a emmené en colo des mouchoirs lavables mais ah c'est important transmission encore une fois je suis la coach en transition de mes enfants mais oui mais donc voilà moi je vous recommande Anne-Catherine est-ce que comment on peut te retrouver voilà est-ce qu'on contacte est-ce qu'on te trouve est-ce qu'on peut tu peux nous dire un petit peu voilà Merci.
Anne-Catherine
Pour le coaching, du coup, c'est sur le compte Instagram Graines de vie durable. Après, vous avez un hyper lien où justement, vous pouvez réserver directement les séances dessus. À l'heure à laquelle je vous parle, on enregistre le podcast. Le site sera... Enfin, quand vous l'avez, vous allez l'écouter, ça sera bon. Mais là, aujourd'hui, il n'est pas encore fini. Donc, j'ai mon site un peu que je refais en beauté. Mais là, je pense que la date à laquelle vous allez écouter ce podcast, du coup, il y a un site Internet. vous allez vraiment pouvoir apercevoir ma présentation de ce que je propose les témoignages aussi de plusieurs personnes parce que je pense que ça parle aussi pour certaines personnes qui veulent se reconnaître dans une évolution ou alors selon ce que vous cherchez et sur ce site vous allez pouvoir aussi voir toutes mes formules je disais tout à l'heure que je propose effectivement une formule déjà de base avec trois séances bientôt un coaching de groupe et effectivement je vous rassure aussi on le fait ensemble cette aventure et J'évolue avec vous. C'est-à-dire que j'évolue aussi en fonction de vos besoins. Et donc, pour me retrouver, c'est sur Graines de Vie Durable. Vous avez le lien. de la réservation, de l'agenda, etc. Alors, effectivement, en termes d'horaire, vous verrez, j'ai mis plus, du coup, entre midi et deux et en fin de journée pour m'adapter aussi à votre quotidien. Il y a aussi de la place le samedi matin.
Laure
C'est important ! Oui, c'est vrai !
Anne-Catherine
Et donc, ça, c'est pour mon coaching. Donc, c'est sur Instagram, essentiellement, où là, vous verrez aussi, du coup, mon site. Après, si vous voulez, Vous pouvez aussi trouver mon site sur Internet aussi,
Laure
si vous ne voulez pas de ça. Oui, mais je mettrai tous les liens aussi dans la description de l'épisode de podcast, dans l'article de blog. Je rappelle que je mets aussi tout ça sur les articles de blog sur reguiverte.fr. Donc, vous retrouverez tous les liens aussi en description pour cliquer facilement. Et déjà, ne serait-ce que si on ne sait pas encore si on veut prendre un coaching, mais tu as aussi des séances découvertes, du coup ?
Anne-Catherine
Oui, merci, Laure. C'est vraiment, Laure, c'est mon attaché de presse.
Laure
Je précise que je ne suis pas commissionnée, mais on pourra peut-être en reparler. Non, je plaisante.
Anne-Catherine
Alors, oui, je propose 20 minutes gratuites si vraiment il y a des personnes qui ont des questions un peu avant de se lancer ou des personnes qui veulent savoir tout simplement si mon accompagnement est adapté pour vous. C'est-à-dire que même si vous voyez un peu l'énergie là aujourd'hui, que vous voyez un peu l'énergie sur mon site, sur mon compte, je ne veux pas...
Laure
Ça match, quoi.
Anne-Catherine
Exactement. Je ne veux pas vous imposer... euh... m'imposer, en fait, tout simplement. Et du coup, oui, c'est pour les personnes qui ont des questions ou tout simplement, si vous avez besoin de savoir si c'est un truc qui pourrait vous intéresser, etc., moi, je vous offre 20 minutes gratuites. Voilà, c'est... Vous pouvez réserver à tout moment et on ne pourra pas poter autour d'un petit thé.
Laure
Ben oui, dans le thé vert, on prend un thé, forcément. On l'a pris, hein ! Aujourd'hui, vous n'avez pas la caméra, vous ne nous voyez pas, mais on a chacune notre thé, donc on a respecté l'essence du podcast. C'est bon. Donc voilà, vous avez aussi les séances découvertes avec Anne-Catherine pour déjà papoter, faire connaissance et puis voir encore une fois si ça match aussi entre vous. Mais bon, si vous êtes là, si vous m'écoutez comme Anne-Catherine et moi, on est très proches aussi en termes de mindset, d'énergie et tout. Je pense qu'il n'y a pas de raison que ça ne soit pas le cas. Si vous aimez ma folie, vous aimerez la sienne.
Anne-Catherine
Exactement, c'est vrai qu'on est assez similaires.
Laure
C'est ça. Et bien écoute Anne-Catherine, vraiment merci mille fois pour cet échange plein de douceur, de recul, de positivité. Je suis sûre que ça va vraiment aider plein de monde. Et puis vous qui nous écoutez, si cet épisode vous a parlé, vous pouvez le partager à une personne qui est un peu là-dedans, qui traverse ça, qui a besoin d'encouragement, etc. Et puis vous pouvez aussi me laisser 5 étoiles sur votre appli d'écoute préférée. Anne-Catherine, j'espère que tu as passé un bon moment.
Anne-Catherine
Oui, merci. Je te remercie pour l'invitation. C'était très riche et très intéressant. Et oui, on fait cinq petites étoiles pour l'or.
Laure
C'est trop gentil.
Anne-Catherine
Merci, en tout cas, c'était vraiment un moment très agréable. J'espère que vous avez apprécié ce moment. Nous, en tout cas,
Laure
on a tout fait. Vous pouvez laisser des commentaires sur vos plateformes d'écoute. N'hésitez pas aussi pour nous le dire, ce sera avec grand plaisir. Et sur ce, du coup, je vous souhaite une agréable journée, soirée, après-midi, nuit, peu importe quand est-ce que vous nous écoutez. Et je vous dis à la semaine prochaine. Ciao, ciao, merci Anne-Catherine, bye bye !



